01 mai 2016

Sommes-nous déjà cuits ?

« Imaginons une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille… Le feu allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement, la température est agréable, la grenouille continue de nager. En réalité, elle ne se rend pas compte du danger… et finit par cuire. Jetez la même grenouille dans la marmite d’eau à 50°, un réflexe de rejet lui sauvera la vie. »
Cette métaphore a 30 ans. Elle a été présentée pour la première fois dans le livre de Marty Rubin « The Boiled Frog Syndrome ». Aujourd’hui, elle est toujours d’actualité et nous invite à rester éveillés au monde qui nous entoure. A savoir détecter les changements qui s’immiscent lentement dans nos vies, d’oser se remettre en question pour agir tant qu’il en est encore temps.
Ce que nous enseigne l’histoire de la grenouille, c’est qu’à chaque fois qu’une détérioration est lente et faiblement ressentie ou perceptible, il faut une conscience très aiguisée pour s’en rendre compte. Ou encore, une bonne mémoire ou un indicateur fiable d’après lequel on peut comparer l’état de la situation avec celle d’avant. Or, selon Olivier Clerc, auteur du livre « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite », il semble que ces facteurs soient tous trois peu utilisés et appliqués aujourd’hui.
A l’aide de sept fables, l’auteur s’appuie sur la puissance des métaphores pour nous inviter à réfléchir sur nous, sur la vie, sur notre rapport aux autres que nous entretenons aussi bien dans le cadre privé que professionnel. Grâce aux nombreux exemples en lien avec notre époque, il nous invite à la réflexion pour imaginer, innover et sortir de notre cadre habituel: se revisiter philosophiquement.
En lisant ce livre, j’ai particulièrement apprécié la métaphore du bambou chinois. Elle nous incite à être patient, « semer aujourd’hui pour récolter plus tard ». Et aussi celle de la cire et l’eau chaude qui nous enseigne qu’une première impression laisse une trace qui influera fortement la suite. Ma préférence est pour celle du papillon et du cocon qui nous amène à repenser notre posture face aux épreuves. Elle démontre clairement la nécessité d’agir soi-même pour assurer son développement, le fruit de nos efforts nous permettant de nous dépasser et d’évoluer à long terme. Tellement juste !
Alors si vous ne voulez pas finir comme cette grenouille, n’hésitez pas à lire ce livre, et consultez le site Internet ou la chaîne Youtube d’Olivier Clerc avant d’être cuit !
Rédigé par Jean-Pierre Besse, pour les capsules du CEP.

06 mars 2016

Efficacité et bien-être au travail, comment concilier les deux ?

Nous pallions souvent une vie professionnelle de plus en plus stressante, où le seul mot d’ordre est l’efficacité, par une course au bien-être durant nos loisirs. Et pourquoi ne pas concilier les deux : efficacité ET bien-être au travail ?
Sollicitations et tensions nous assaillent au quotidien. Nous vivons actuellement une époque de remise en question – parfois de prise de conscience – des risques et dangers de notre style de vie. On nous le dit, on le sait, mais avons-nous l’envie ou la force de changer quelque chose pour… demain ? « Demain« , c’est aussi le titre d’un film que je vous invite vivement à aller voir au cinéma. Il pose les bonnes questions et y répond avec une tonalité optimiste et non moralisatrice.
Ce film présente des solutions simples pour tenter de résoudre, de la meilleure façon possible, les crises écologiques, économiques et sociales que traverse notre planète. Quel est le point commun entre ce film et la sérénité au travail me demanderez-vous ? C’est tout simplement NOUS. La clé du changement pour nous passe d’abord… par nous.
Pour cultiver de la sérénité au travail, inspirons-nous de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». N’attendons pas que les autres changent pour changer à notre tour. « Montrez l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre ; c’est la seule ! » Dès lors, demain est déjà aujourd’hui pour NOUS !
Pour que nous y arrivions, je vous invite à découvrir le livre « Cultiver la sérénité au travail – Efficacité et bien-être, c’est possible ! » de Michel Bernard, formateur en ressources humaines et coach à Montpellier (France). En privilégiant une approche humaniste nourrie par les sagesses anciennes et les sciences modernes, il présente dans son livre une approche innovante richement illustrée par des exemples et des fiches très pratiques afin de nous aider sur le chemin de la sérénité au travail.
Discerner ce qui dépend de soi dans son cadre professionnel, aménager l’espace, gérer le temps, les sollicitations, les supérieurs, les collègues… et prendre conscience de son pouvoir à modifier ses habitudes de travail en utilisant ses propres ressources. Voilà le cheminement qu’il nous propose de mettre en pratique.
À lire absolument pour davantage de sérénité et d’efficacité dans sa vie professionnelle et privée.
DEMAIN Bande Annonce (Mélanie Laurent - 2015)
Article diffusé le 4 mars 2016 dans les capsules du CEP www.cep.vd.ch

30 janvier 2016

Pour être moins stressé, prière de ne pas "pusher"


A force de l’avoir ouverte toute la journée, on finit par avoir des problèmes ! Cette injonction bien connue n’est pourtant pas souvent prise en considération. Et dans bien des cas, elle nous serait salutaire. Mais de quoi parlons-nous ?
Eh bien, il s’agit des e-mails, ou courriels si vous préférez. Plus précisément, une récente étude menée par la British Psychological Association a pointé l’utilisation de la messagerie en général. En effet, selon cette étude, ce ne serait pas le nombre de messages reçus qui serait un facteur de stress, mais plutôt la manière dont nous gérons notre messagerie.
Pour le savoir, une équipe du Future Work Center de Londres a interrogé 2’000 salariés britanniques dans de nombreux secteurs et à différents postes, et leur a demandé de lui expliquer leur utilisation des e-mails. Les chercheurs voulaient avant tout voir si des facteurs tels que la technologie, le comportement et la personnalité influençaient la pression ressentie lorsqu’ils recevaient des courriels.
Leurs recherches ont montré que 62 % des personnes interrogées gardaient leur boîte ouverte tout au long de la journée. Et près de la moitié des sondés recevaient des messages en mode « push », ce qui signifie qu’ils étaient prévenus automatiquement de l’arrivée de nouveaux messages. Autre enseignement de cette étude : les personnes pour qui les e-mails sont le plus utile rapportent aussi les plus forts taux de pression en lien avec cet outil.
Dès lors, les scientifiques recommandent à ce type de personnes de prendre un peu de recul par rapport à leur messagerie électronique. Comment ? Tout simplement en désactivant les notifications « push » qui alertent de l’arrivée d’un nouveau message. Toutefois, pour éviter que les messages s’accumulent, les experts préconisent d’aménager une ou deux plages de lecture de ses mails, et non une lecture en continu, dans le but d’être plus efficace et moins stressé.
En effectuant ce réglage sur votre smartphone ou votre ordinateur, vous réduirez fortement votre « stress informatique » et obtiendrez ainsi une meilleure concentration pour lire, répondre ou classer vos messages.
Cette opération ne vous fera perdre que quelques minutes pour en gagner beaucoup. A vos réglages dès maintenant, et souvenez-vous de cette recommandation « Pour être moins stressé, prière de ne pas « pusher » !

Article diffusé le 28 janvier 2016 dans les capsules du CEP www.cep.vd.ch