Selon une étude commandée par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), environ un tiers des personnes actives occupées en Suisse se sentent souvent voire très souvent stressées. Un chiffre qui a augmenté de 30 % en dix ans. il y a 10 ans, les entretiens personnels ont permis d'évaluer à 4,2 milliards de francs les coûts liés à l'absentéisme et aux traitements médicaux en rapport avec le stress.
Les résultats de l'étude indiquent que la perception du stress est avant tout liée à des contraintes temporelles, à des instructions peu claires, à des cas de discrimination sociale et au travail durant le temps libre.
A ces facteurs de stress s'ajoutent encore les longues journées de travail et les exigences émotionnelles. En revanche, l'étude révèle que de bonnes méthodes de direction de la part des supérieurs directs ont des effets positifs sur la satisfaction des collaborateurs au travail et sur leur perception du stress.
Conséquences sur la santé et le bien-être
L'étude met en évidence les facteurs qui jouent un rôle important dans la perception du stress des travailleurs, à savoir le travail durant le temps libre, des journées de plus de dix heures (une à deux fois par semaine ou au quotidien), des instructions de travail peu claires et l'obligation d'exprimer des sentiments qui ne coïncident pas avec leurs propres sentiments. Parmi les personnes actives occupées qui subissent une pression des délais importantes ou qui doivent travailler à un rythme élevé, le nombre de personnes qui se sentent stressées est presque deux fois plus élevé (60 %) que parmi les personnes confrontées à peu de contraintes temporelles (34 %). De la même manière, les personnes qui affirment être victimes de discrimination sociale au travail (comme le mobbing) sont presque deux fois plus souvent touchées par le stress que les autres personnes actives occupées.
Bonnes méthodes de direction: un « facteur de protection »
L'étude arrive à la conclusion que la manière dont les supérieurs dirigent leurs collaborateurs peut largement influencer la santé de ces derniers. On remarque notamment que lorsque les collaborateurs évaluent de manière positive les compétences de leur supérieur direct en matière de direction (respect des collaborateurs, résolution des conflits, bon sens de la planification et de l'organisation, etc.), ils se déclarent entièrement satisfaits de leurs conditions de travail, et que le nombre de personnes qui se sentent stressées ou épuisées émotionnellement est minime. En outre, ces personnes ont un meilleur état de santé général que les personnes qui jugent de manière négative la façon de diriger de leurs supérieurs. On constate même que lorsque les collaborateurs considèrent tous les aspects de la direction comme positifs, seuls 5 % d'entre-eux se sentent stressés; au contraire, ce chiffre atteint 95 % lorsque les travailleurs évaluent de manière négative le comportement de leurs supérieures.
Alors selon vous, le chef est-il un vecteur de stress pour l'employé ?
Si oui, quelles sont les causes ?
Source: Secrétariat d'Etat à l'économie Internet: http://www.seco.admin.ch
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